Zoe Valdes - Etape n°51

Cuba


La Havane, mon amour, 2016, aux éditions Arthaud. 

Traduit par Aymeric Rollet.

En vente sur le site de La Librairie.com pour 19 euros.



La Havane, mon amour - Zoé Valdés




Quatrième de couverture :


La Havane que vous découvrirez au fil de ces pages est la Havane que j'ai connue, celle de mes aventures, mais aussi celle de mes lectures, de mes écrivains de prédilection et de mes fantômes. C'est la Havane de ma mère, et en l'absence de ma mère, la Havane est devenue ma mère, une mère lointaine et à jamais regrettée. 

C'est la Havane bagarreuse et tapageuse de mon père. La Havane particulièrement fervente et joyeuse de ma grand-mère. La Havane de ma génération, née - année fatidique - en 1959. La Havane de la pénurie et du désarroi, la ville de la fête et celle des sévices [...]. 

J'ai recréé les mystères de cette ville, ceux qui m'ont séduite, en les mêlant à des êtres et des situations de fiction, nés de l'imaginaire populaire ou de ma propre invention.

Mon avis :


Pour qui n'a jamais voyagé à Cuba, comme moi, ce livre de Zoé Valdes est une excellente compensation. Grâce à la plume poétique de cette auteure cubaine, malheureusement exilée, on y découvre la capitale de cette île sous de multiples facettes. 

On baigne dans une Havane entre réalité et version hallucinée de l'écrivaine. Ce roman mêle des souvenirs fictifs, des extraits explicatifs sur l'histoire de la ville et de déclarations d'amour, de passion enfiévrée, pour une ville qui dans le coeur de la narratrice (quasi similaire à la voix de Zoé Valdes) est bien plus que ça... Elle veut transmettre ce qui a pu faire la notoriété de la Havane, témoigner de ce qu'elle est devenue et imaginer ce qu'elle pourrait redevenir par une alternance entre son regard d'enfant et celui d'adulte.

Se dévoile alors une Havane authentique et complexe, à des années-lumière de la carte postale ou du guide touristique, avec ses couleurs, ses parfums, ses paysages, et surtout ses visages qui en font sa richesse, sa diversité, son âme.

La Havane est aussi remplie de fantômes humains, littéraires et  architecturaux. De nombreux auteurs l'ont décrite, de nombreux architectes ont œuvré à sa construction, de nombreuses personnes ont participé à la réussite comme à la déchéance de la ville.  

"Cela veut dire, bien sûr, rappeler l'histoire de la ville, mais c'est aussi, pour chacun, revivre sa propre histoire avec la ville ; c'est la voir et l'analyser dans toute sa grandeur, dans toute sa majesté, mais aussi dans toute sa décadence".

La glorieuse Havane n'est plus (selon l'auteure). Ce livre est non seulement un éloge, mais aussi une tentative de résurrection grâce à l'amour inconditionnel que Zoé Valdés porte en elle et on finit par être contaminé.

Vous finirez par adorer ce petit bout d'île, entre terre et mer. Vous vous y sentirez comme chez vous. Et les élans poétiques de la cubaine, quelquefois hermétiques à mon esprit, ne m'ont pas empêché de tomber sous le charme de ce portait de la Havane.

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A mercredi pour découvrir Lissette Solorzano.
A dimanche pour le Danemark.

Zoe Valdes - Etape n°51 Zoe Valdes - Etape n°51 Reviewed by Un pays & un livre on dimanche, mars 04, 2018 Rating: 5

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